La récente visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Washington a placé la question iranienne au centre des discussions bilatérales, contenir ou décapiter le régime des mollahs de l’Iran et empêcher toute modification majeure de l’équilibre stratégique régional et international.
Selon nos confrères, l’un des principaux sujets abordés lors de la visite et le nucléaire, concerne également le rôle des groupes terroristes soutenus par Téhéran.
Du Hezbollah au Liban aux milices pro-iraniennes en Syrie et en Irak, en passant par les Houthis au Yémen et le Polisario en Algérie. Ces acteurs constituent un levier stratégique majeur pour l’Iran, qui disposent d’un arsenal de missiles et de drones considérables.
Dans un contexte de tensions régionales accrues, le dossier iranien apparaît plus que jamais comme la principale priorité sécuritaire d’Israël et un point majeur de coordination avec le Président Donald Trump.
Lors des échanges avec l’administration américaine et des membres du Congrès, le chef du gouvernement israélien a insisté sur ce qu’il qualifie de « menace existentielle ». Au cœur des inquiétudes : l’avancement du programme nucléaire iranien, le développement de missiles balistiques à longue portée et le soutien continu à des groupes armés hostiles à Israël.
Washington et Tel-Aviv partagent une analyse similaire : l’Iran ne se contente pas de défendre ses intérêts nationaux, mais cherche à remodeler l’équilibre régional à son avantage par une stratégie d’expansion. Cette convergence renforce la coopération militaire, le partage de renseignements et la coordination diplomatique.
La question nucléaire demeure le point le plus sensible. Israël estime que l’Iran s’est rapproché dangereusement du seuil technologique lui permettant de produire une arme nucléaire. Lors de sa visite, le Premier ministre israélien a plaidé pour une position ferme, affirmant que la diplomatie ne peut être crédible sans une menace réelle de conséquences.
La confrontation entre Israël et l’Iran dépasse le cadre bilatéral. Elle influence les équilibres au Liban, en Syrie, dans le Golfe, en mer Rouge et en Afrique du Nord.
Plusieurs pays occidentaux, arabes et africains, observent avec inquiétude l’expansion de l’influence iranienne, même si certains cherchent parallèlement à maintenir des canaux diplomatiques ouverts avec Téhéran.
