Niger: 16 soldats tués dans une attaque contre un détachement militaire à Téra

Au moins 16 soldats nigériens ont été tués et 23 autres blessés, dont neuf grièvement, lors d’une attaque menée vendredi contre un détachement militaire dans la zone de Téra, dans la région de Tillabéri, à l’ouest du Niger, a annoncé le ministère nigérien de la Défense.

Selon un communiqué relayé par l’Agence nigérienne de presse (ANP), les assaillants, qualifiés de « terroristes » par les autorités, ont également subi des pertes. Quinze combattants auraient été neutralisés, tandis que cinq motos ont été récupérées et quatre autres détruites au cours des affrontements.

Le ministère de la Défense affirme que la réaction rapide des Forces de défense et de sécurité, appuyées par des moyens aériens, a contraint les assaillants à battre en retraite. Des opérations de ratissage, de recherche et de sécurisation sont toujours en cours dans la zone afin de retrouver les auteurs de l’attaque.

Au nom du président de la République, le ministre d’Etat chargé de la Défense a présenté ses condoléances aux familles des militaires tués ainsi qu’à l’ensemble de la population, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

Le département de Téra, situé dans la région de Tillabéri, fait partie de la zone dite des « trois frontières », à cheval entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Cette région est régulièrement le théâtre d’attaques menées par des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique.

Cette année, les groupes armés ont notamment visé à deux reprises l’aéroport de Niamey. En juin, une attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, avait fait au moins 11 morts parmi les soldats et deux parmi les civils. En janvier, la même plateforme aéroportuaire et la base militaire voisine avaient été prises pour cible par l’Etat islamique au Sahel.

Membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) aux côtés du Mali et du Burkina Faso, le Niger a renforcé sa coopération militaire avec la Russie depuis la rupture de son partenariat sécuritaire avec la France. Malgré cette réorientation stratégique, les violences jihadistes continuent de peser lourdement sur la stabilité de la région.