Au moins cinq personnes, dont quatre policiers, ont été tuées mardi dans une attaque attribuée aux shebab dans le nord-est du Kenya, près de la frontière avec la Somalie, ont indiqué mercredi des responsables locaux.
Selon un rapport du poste de police de Lafey, consulté par l’AFP, les victimes sont quatre policiers et un réserviste du Groupe d’opérations spéciales (SOG), une unité d’élite de la police kényane. Ils ont été tués lors d’une patrouille après un affrontement avec des combattants shebab.
Le porte-parole de la police kényane, Michael Muchiri, a confirmé l’authenticité du document sans fournir davantage de précisions.
Le préfet adjoint du sous-comté de Lafey, Festus Chepkwony, a également confirmé l’attaque, qu’il attribue aux insurgés islamistes somaliens, tout en précisant qu’il n’était pas en mesure de confirmer officiellement le bilan. Selon deux responsables du comté de Mandera, qui ont requis l’anonymat, la patrouille a d’abord été frappée par une puissante explosion avant d’être prise sous un feu nourri, faisant cinq morts.
Les autorités locales s’inquiètent d’une recrudescence des activités des shebab dans cette région frontalière de la Somalie et de l’Éthiopie. « Les shebab sont très présents dans la région. Tout le monde sait qu’ils y opèrent », a confié l’un des responsables sécuritaires.
Au cours des deux derniers mois, les attaques se sont multipliées dans le secteur de Lafey. D’après la presse kényane, les insurgés avaient lancé, à la mi-juin, un assaut nocturne contre un camp du Groupe d’opérations spéciales à Lafey. Le 24 juillet, ils avaient également attaqué les localités d’Arabia et de Fino, situées à une soixantaine de kilomètres au nord, le long de la frontière somalienne.
Face à cette intensification des offensives, les autorités locales font état d’un climat de peur grandissant parmi les populations. « Les opérations offensives des shebab se sont intensifiées et de nombreux habitants vivent désormais dans la crainte », a déclaré l’un des responsables.
