Le chauffeur de l’autocar qui a chuté vendredi dans un ravin près de Boumerdès, faisant 28 morts et 36 blessés selon le dernier bilan, conduisait sous l’emprise de stupéfiants, a annoncé dimanche le parquet général de Boumerdès.
Selon un communiqué du parquet, les premières investigations ont révélé que le conducteur, décédé dans l’accident, avait consommé des stupéfiants. Deux comprimés de substances psychotropes ont également été retrouvés dans ses vêtements.
L’enquête indique par ailleurs que le bus transportait 64 personnes, alors que sa capacité maximale était de 51 passagers, chauffeur compris. Les autorités précisent également que le véhicule roulait à 121,63 km/h au moment de l’accident, sur un tronçon où la vitesse est limitée à 60 km/h, entre Boumerdès et la station balnéaire de Zemmouri.
Le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré que « la justice frappera d’une main de fer » une fois les circonstances du drame pleinement établies.
Mais moins de vingt-quatre heures après cette tragédie, un second accident s’est produit sur la route nationale 51, dans la région de Timimoun. La collision entre un autobus assurant la liaison Batna-Adrar et un camion a fait quatre morts et 43 blessés.
A la suite de ce nouvel accident, des experts indépendants en sécurité routière ont mis en avant l’état très dégradé des pneumatiques du véhicule, estimant qu’ils présentaient un risque élevé d’éclatement. Ces spécialistes regrettent que cette dimension technique n’ait pas été davantage prise en compte dans la communication officielle sur l’accident de Boumerdès.
