Gabon : Le président Oligui Nguema procède à un nouveau remaniement ministériel

Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé, le 11 octobre 2026, à un nouveau remaniement ministériel marqué par huit nouvelles nominations, le départ de cinq membres du gouvernement et le changement d’attributions de cinq autres. La nouvelle équipe compte 33 membres, dont 32 ministres, selon la composition annoncée.

Ce réaménagement intervient près de dix mois après la formation du précédent gouvernement, le 1er janvier 2026. Celui-ci, composé de 30 membres, s’inscrivait dans la continuité de la prestation de serment du chef de l’État, le 3 mai 2025.

Dans la nouvelle configuration de l’exécutif, Hermann Immongault conserve ses fonctions de vice-président du gouvernement. En revanche, plusieurs changements concernent des portefeuilles stratégiques, notamment l’Éducation nationale ainsi que l’accès à l’eau et à l’énergie.

Camélia Ntoutoume Leclercq quitte ainsi le ministère de l’Éducation nationale, dont la responsabilité revient désormais à Jacqueline Ilogue-Bignoumba, précédemment ministre du Travail. Philippe Tonangoye quitte, pour sa part, le département chargé de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, confié à Olivier Mouckocko.

Le remaniement s’accompagne également d’une redistribution des responsabilités au sein de l’administration. Edgard Moukoumbi passe du ministère des Travaux publics à celui de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation. Adrien Nguema Mba prend, quant à lui, la tête du ministère du Travail, du Plein emploi et du Dialogue social.

Parmi les nouvelles entrées figure Emmanuel Eyeghe Nze, nommé ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation. Il assumera également les fonctions de porte-parole du gouvernement.

La nouvelle architecture gouvernementale prévoit par ailleurs la création d’un ministère dédié à l’Enseignement technique, à la Formation et au Perfectionnement professionnels. Autre évolution institutionnelle, les départements de l’Environnement et du Climat sont désormais distincts de celui des Eaux et Forêts.

À travers cette réorganisation, l’exécutif gabonais revoit la répartition de plusieurs secteurs d’action publique et modifie la structure de certains départements ministériels.