Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont officiellement quitté ce mercredi la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), marquant la fin d’une année de tensions diplomatiques intenses.
Cette décision intervient après une série de désaccords et de sanctions imposées par l’institution régionale, qui semble désormais fragilisée, son avenir étant plus incertain que jamais.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CEDEAO a exprimé sa volonté de maintenir des « portes ouvertes au dialogue », malgré cette rupture.
L’organisation a également demandé à ses 12 membres restants de continuer à reconnaître les passeports et cartes d’identité nationaux des citoyens des pays sortants, ceux-ci portant encore le logo de la CEDEAO. En conséquence, ces citoyens pourront continuer à exercer leurs droits de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles existants de la CEDEAO, et ce, « jusqu’à nouvel ordre ».
Par ailleurs, les échanges commerciaux entre les pays sortants et les États membres pourront se poursuivre selon les règles actuelles de l’institution, ce qui permet de maintenir une certaine fluidité économique dans la région.
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, désormais réunis au sein d’une nouvelle confédération, l’Alliance des États du Sahel (AES), ont justifié leur départ par ce qu’ils considèrent comme des sanctions « inhumaines, illégales et illégitimes » imposées par la CEDEAO à la suite des coups d’État militaires qui les ont portés au pouvoir.
Ils reprochent également à l’organisation ouest-africaine de ne pas avoir apporté un soutien suffisant dans leur lutte contre les violences jihadistes et de suivre une ligne politique trop alignée avec les intérêts français.
Le mardi 28 janvier 2025, à Dori, lors de la célébration du premier anniversaire du retrait des trois pays de la CEDEAO, les forces vives de la région du Sahel ont exprimé leur solidarité et leur soutien indéfectible aux dirigeants des trois pays : le général Abdouramane Tiani (Mali), le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le général Assimi Goïta (Mali), dans leur combat pour la souveraineté, la dignité et le respect des peuples de la région.