Les autorités guinéennes ont assuré lundi que le président Mamadi Doumbouya, absent du pays depuis près de trois semaines, « se porte très bien » et regagnera Conakry « dans les tout prochains jours », après la multiplication de rumeurs sur son état de santé.
Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat en 2021, le chef de la junte a été élu en décembre dernier pour un mandat de sept ans à l’issue d’un scrutin largement critiqué, face à des adversaires jugés peu représentatifs.
Parti le 13 février pour participer au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, il n’est pas encore rentré en Guinée, alimentant les spéculations sur les réseaux sociaux.
Son conseiller, Thierno Mamadou Bah, cité par plusieurs médias locaux, a affirmé qu’« il n’y a aucune raison de céder à l’inquiétude ». Selon lui, le président a profité de son déplacement pour prendre « quelques jours de repos » et effectuer un « check-up médical de routine ». Les examens seraient « rassurants », a-t-il assuré, précisant que le chef de l’État reviendra « en excellente forme ».
Invité sur Radio France Internationale, le Premier ministre Amadou Oury Bah a également déclaré que le président « va bien » et qu’il devrait être de retour « d’ici une semaine ».
Ces derniers mois, les apparitions publiques du président se sont faites rares, nourrissant les interrogations. Durant la campagne présidentielle de décembre, il s’était peu montré, hormis lors du meeting de clôture où il n’avait pas pris la parole. Il a toutefois prêté serment mi-janvier devant un stade comble et s’est exprimé au sommet de l’Union africaine.
Depuis son arrivée au pouvoir, plusieurs partis et médias ont été suspendus, les manifestations interdites ou dispersées, tandis que des figures de l’opposition et de la société civile ont été arrêtées, condamnées ou contraintes à l’exil. Des cas signalés de disparitions forcées ont également été rapportés ces dernières années.
