Une trentaine de syndicats de travailleurs ont annoncé, lundi 6 avril 2026 à Niamey, la création d’une nouvelle centrale syndicale dénommée Confédération nationale des travailleurs du Niger (CNTN). Cette initiative s’accompagne de leur désaffiliation de la Confédération nigérienne du travail (CNT), leur ancienne organisation de rattachement.
La décision a été officialisée à travers une déclaration constitutive lue par Salifou Nana Seidi, au nom des syndicats signataires réunis en assemblée générale. Ceux-ci ont acté leur retrait immédiat de la CNT, évoquant une situation interne devenue, selon eux, intenable.
Parmi les motifs avancés figurent une crise prolongée au sein de l’ancienne centrale, marquée par l’expiration du mandat de ses instances dirigeantes en novembre 2025, ainsi que par des conflits de légitimité, des décisions contestées et des exclusions jugées irrégulières. Les syndicats dissidents évoquent également des tensions ayant conduit à des blocages d’accès aux locaux avec l’intervention des forces publiques, ainsi qu’une paralysie des organes statutaires.
Les signataires dénoncent en outre des « procès interminables » et des interférences individuelles ayant, selon eux, compromis le dialogue social et affaibli la représentation des travailleurs. Cette situation aurait également entraîné une perte de confiance de la part de partenaires nationaux et internationaux.
A travers la CNTN, les initiateurs entendent défendre les droits matériels et moraux des travailleurs, promouvoir la justice sociale, l’égalité des chances et lutter contre les discriminations. Ils affichent également leur ambition de contribuer à la refondation du pays, en faveur de la souveraineté économique, de la paix sociale et du développement durable, tout en réaffirmant leur attachement aux valeurs républicaines.
Selon ses statuts, la nouvelle confédération pourra nouer des affiliations avec des organisations aux niveaux national, régional et international. Un bureau provisoire a été mis en place afin d’assurer la gestion administrative et juridique de la structure jusqu’à la tenue d’un congrès.
