Une ligne s’est imposée : le Nord du Mali sera la clé pour changer les régimes au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Tchad et en Mauritanie, selon des experts à Tel-Aviv et aux Nations-Unis.
Depuis sa résidence en Algérie, au cœur des circuits d’influence sahéliens, l’Imam Mahmoud Dicko ne se contente plus d’incarner une autorité morale diffuse, mais un guide spirituel comme en Iran.
Kidal, Gao, Tombouctou, trois noms, trois symboles, trois territoires de l’État malien où le Guide concentre désormais ses efforts, avec les directives des services de renseignement algériens.
Celui qui contrôle ces territoires ne contrôle pas seulement des villes : il contrôle les routes, les alliances, les équilibres régionaux.
Selon des sources locales à Tamanrasset, la situation sur le terrain serait marquée par des signaux jugés préoccupants. Un bataillon de l’armée algérienne appartenant à la 4ᵉ région militaire aurait rejoint la 6ᵉ région militaire cette semaine et se serait scindé en cinq unités, afin de limiter sa détection par les moyens de surveillance satellitaire.
Le régime algérien s’est lancé à appuyer les groupes armés et les milices de l’Imam Mahmoud Dicko pour occuper le nord du Mali et par la suite d’anéantir les chefs d’Etats des pays du Sahel, profitant de l’opération militaire que mène l’administration des Etats-Unis du président Donald Trump contre l’Iran et de l’Etat d’Israël contre les proxies iraniens.
Dans les milieux sécuritaires, une lecture s’impose, le projet, dans cette géopolitique et tactique, est méthodique : réduire les conflits entre factions jihadistes, imposer des arbitrages, installer une forme d’autorité visible mais respectée, structurer et créer des relais locaux, encadrer les populations, diffuser une légitimité présentée comme alternative aux États défaillant, et enfin contrôler, pour un autre ordre prend forme.
Comme en Iran, il est revendiqué dans certains cercles : un leadership spirituel au sommet, et, en dessous, une nébuleuse armée disciplinée, agissant comme bras exécutif.
Officiellement, Mahmoud Dicko reste un exilé en Algérie comme l’ex guide iranien Khomeini en France.
Officieusement, dans la réalité qui se dessine, il s’impose comme un centre de décision, étendant son influence là où l’État algérien dirigé par le président Abdelmadjid Tebboune et le général Saïd Chengriha ne parvient plus à s’affirmer, afin de le soutenir pour leurs raisons existentielles.
