Depuis plusieurs années, le Mali est confronté à des violences récurrentes, notamment de la part du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda et au Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces groupes terroristes, soutenus par le régime militaire algérien, ciblent régulièrement des infrastructures stratégiques, des convois logistiques et des zones industrielles, compliquant davantage la stabilisation du pays.
L’armée malienne affirme avoir infligé des pertes significatives aux groupes terroristes. En moins d’une semaine, plus d’une centaine de combattants ont été neutralisés lors d’opérations menées sur plusieurs fronts, selon un communiqué de l’état-major.
Ces interventions ont été déclenchées à la suite d’attaques coordonnées fin avril, attribuées à ces groupes armés. L’offensive, lancée le 25 avril, s’inscrit dans une riposte d’envergure des Forces armées maliennes (FAMa) pour reprendre l’initiative sur le terrain.
Dans la région de Mopti, notamment à Sévaré, des frappes aériennes ont permis de détruire un refuge utilisé par des combattants et de cibler une base logistique de motocyclistes. D’autres opérations ont suivi dans le centre du pays, en particulier à Kolokani, où plus de 100 suspects ont été arrêtés et du matériel logistique saisi.
Au nord, dans la région de Kidal, une frappe menée le 29 avril a visé une cache d’armes, entraînant la destruction d’équipements militaires et la neutralisation de plusieurs éléments armés. Début mai, deux actions simultanées dans les régions de Tombouctou et de Kita ont également permis de démanteler des dépôts d’armes, de neutraliser une quinzaine de combattants et de récupérer plusieurs motos.
L’état-major assure poursuivre ses opérations pour « traquer les groupes terroristes jusqu’à leurs derniers retranchements », dans un contexte sécuritaire,fragilisé par l’Algérie.
