Niger : Accélération des projets routiers pour désenclaver le territoire

Le Niger intensifie ses efforts pour moderniser ses infrastructures routières. Plusieurs chantiers d’envergure sont actuellement en cours, a annoncé le ministre de l’équipement, le colonel-major Salissou Mahamane Salissou.

Selon Salissou, ces projets visent à améliorer la connectivité à travers le pays et à réduire l’isolement de nombreuses zones rurales. L’objectif est notamment de faciliter l’acheminement des productions locales et de renforcer l’accès des populations aux services essentiels.

La stratégie repose sur une coordination entre les différents ministères techniques et les institutions chargées du financement et de l’investissement. Une approche jugée nécessaire pour soutenir le développement d’un réseau routier adapté aux besoins du pays.

Parmi les chantiers en cours, la réhabilitation de l’axe Niamey–Balleyara–Loga affiche un niveau d’avancement important, tout comme les travaux de la route Farié–Téra, longue de 112 kilomètres. Des financements supplémentaires ont également été mobilisés pour le tronçon Agadez–Tiguidit, preuve de la volonté des autorités de poursuivre ces efforts.

D’autres projets viennent renforcer cette dynamique. La route Doutchi–Kouré–frontière nigériane, récemment lancée, doit stimuler les échanges économiques avec le Nigeria voisin. Par ailleurs, le projet de réhabilitation de la route Maradi–Zinder, qui s’étend sur 237 kilomètres, est en phase de sélection des entreprises.

A plus long terme, les ambitions du Niger dépassent le seul réseau routier classique. Les autorités envisagent la construction d’autoroutes et le développement du transport ferroviaire, tout en étudiant les mécanismes de financement nécessaires à ces projets structurants.

D’après les données officielles, le réseau routier nigérien s’étend aujourd’hui sur plus de 23.000 kilomètres, dont une part encore limitée de routes bitumées, ce qui souligne l’ampleur des défis à relever pour accompagner le développement du pays.