Le bilan de l’effondrement de la mine d’or artisanale survenu samedi dans la province de Bengo, au nord de l’Angola, a dépassé la trentaine de morts, selon les dernières informations. Les opérations de recherche se poursuivent sur le site, où plusieurs personnes sont encore portées disparues.
Les autorités ont indiqué que les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’éventuelles victimes et d’assurer leur évacuation. Des équipes de la police, des sapeurs-pompiers ainsi que des agents du Service des enquêtes criminelles ont été mobilisées sur les lieux du drame.
L’accident s’est produit dans une exploitation aurifère artisanale qui s’est effondrée au cours du week-end. Les victimes, âgées de 18 à 45 ans, comprennent notamment 13 membres d’une même famille.
Les autorités ont précisé que le processus d’identification des corps est toujours en cours et que les funérailles des victimes devraient se tenir mardi.
Parallèlement, une vaste opération sécuritaire a conduit à l’interpellation de 87 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’exploitation illégale de minerais stratégiques, notamment l’or.
En Angola, l’orpaillage artisanal, localement appelé « garimpo », est particulièrement répandu dans les régions du nord et du nord-ouest du pays. La province de Bengo attire à elle seule plusieurs milliers de mineurs clandestins.
Cette activité constitue une source de revenus pour de nombreux jeunes Angolais confrontés au chômage, mais aussi pour des migrants venus de pays voisins, notamment de la République démocratique du Congo.
