Le processus d’intégration institutionnelle de la Confédération des États du Sahel (AES) avance avec l’installation de son Parlement confédéral. La séance inaugurale des sessions parlementaires s’est tenue lundi à Niamey, en présence des délégations des trois pays membres, selon des médias locaux.
La cérémonie, présidée par Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso, a officiellement consacré l’entrée en fonction des 45 « députés confédéraux » représentant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, à raison de 15 élus par pays.
Prévue jusqu’au 29 août, cette première session vise à jeter les bases d’une coopération parlementaire plus étroite entre les États membres de l’AES. Les parlementaires auront notamment pour mission d’examiner les questions relatives au fonctionnement et aux orientations de la Confédération.
À cette occasion, le président burkinabè Ibrahim Traoré, qui assure la présidence en exercice de l’AES, a exhorté les députés à placer l’intérêt général des populations sahéliennes au cœur de leur action. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’unité, de développer une vision commune et de privilégier « des décisions audacieuses » ainsi que la solidarité entre les trois pays.
Ibrahim Traoré a par ailleurs appelé le Parlement confédéral à devenir un véritable espace de réflexion et d’innovation, capable de formuler des propositions en faveur du développement socio-économique intégré et de l’amélioration des conditions de vie des populations du Sahel.
Composé de 45 membres, le Parlement confédéral de l’AES constitue ainsi l’une des nouvelles structures destinées à renforcer la coordination entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, engagés dans un processus d’intégration politique et institutionnelle accru.
