Le Sénégal s’apprête à ouvrir aux investisseurs 109 blocs pétroliers et gaziers, dans le cadre d’un vaste roadshow destiné à attirer de nouveaux capitaux dans l’exploration et à accroître la participation des entreprises nationales au secteur des hydrocarbures.
Sur les 113 blocs que compte actuellement le portefeuille pétrolier et gazier du pays, seuls quatre sont sous contrat. Les 109 autres seront ainsi présentés aux investisseurs sénégalais et internationaux, selon des informations relayées par les médias locaux et attribuées au ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, El Hadji Abdourahmane Diouf.
Cette offensive intervient alors que Dakar poursuit, depuis 2024, une réévaluation des contrats miniers, pétroliers et gaziers conclus avec des opérateurs étrangers. Les autorités souhaitent notamment s’assurer que ces accords répondent davantage aux intérêts économiques du Sénégal et génèrent des retombées plus importantes pour le pays.
L’ouverture de nouveaux blocs devrait également permettre au gouvernement d’introduire de nouvelles exigences lors de l’attribution des permis, notamment en matière de contenu local et de bénéfices économiques. L’objectif est de favoriser l’émergence d’un tissu d’entreprises sénégalaises capables de prendre une part accrue aux activités liées au pétrole et au gaz.
Dakar entend toutefois maintenir une place importante pour les compagnies internationales. Le roadshow vise aussi à attirer des groupes disposant des moyens financiers, de l’expertise et des capacités technologiques nécessaires à l’exploration et au développement de projets offshore.
Devenu producteur de pétrole en juin 2024 avec le démarrage de l’exploitation du champ offshore de Sangomar, le Sénégal renforce progressivement sa position sur le marché régional des hydrocarbures. Le pays développe également, avec la Mauritanie, le projet gazier Greater Tortue Ahmeyim (GTA), dont la première phase de production a débuté en 2025.
À travers cette nouvelle campagne de promotion, les autorités sénégalaises espèrent donc conjuguer investissements étrangers, développement de l’expertise nationale et meilleure valorisation des ressources énergétiques du pays.
