Une nouvelle attaque jihadiste a frappé samedi la ville stratégique de Titao, dans le nord du Burkina Faso, faisant plus d’une dizaine de morts parmi les soldats, selon des sources sécuritaires locales. Titao avait déjà été visée mi-février lors d’un assaut meurtrier mené par des groupes liés à Al-Qaïda.
Le Burkina Faso, dirigé par une junte militaire depuis septembre 2022, subit depuis plus de dix ans les offensives répétées de groupes affiliés à Al-Qaida et à l’État islamique sur de vastes zones de son territoire.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), branche sahélienne d’Al-Qaïda, a revendiqué cette attaque et d’autres récentes, affirmant avoir infligé de lourdes pertes à l’armée burkinabè et à ses supplétifs civils, dans un contexte de regain des violences.
Selon les sources sécuritaires, les soldats tués étaient chargés de creuser des tranchées autour de Titao pour renforcer la protection de la ville contre de nouvelles attaques. D’importants dégâts matériels ont également été signalés.
Le JNIM revendique un bilan de 30 soldats tués, tandis que le détachement militaire de Titao avait déjà été attaqué le 14 février, avec des dizaines de soldats burkinabè tués. Une dizaine de civils, dont huit ressortissants ghanéens, avaient également perdu la vie lors de ce précédent assaut.
Depuis 2015, le Burkina Faso a enregistré des dizaines de milliers de morts, civils et militaires, dont plus de la moitié au cours des trois dernières années, selon l’ONG Acled, spécialisée dans le suivi des conflits.
