A quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 12 avril, le Bénin s’apprête à mobiliser un important dispositif d’observation électorale. Selon la Commission électorale nationale autonome (CENA), plus de 5.000 observateurs, nationaux et internationaux, seront déployés sur l’ensemble du territoire afin de garantir la transparence et la régularité du vote.
Parmi les missions déjà à pied d’œuvre figure celle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dirigée par l’ancien président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. La mission principale de l’organisation régionale doit, quant à elle, être active du 7 au 15 avril. L’Union africaine (UA) a également été sollicitée pour superviser l’ensemble du processus électoral.
En parallèle, plusieurs acteurs nationaux, notamment des institutions publiques et des organisations de la société civile, participent à l’encadrement du scrutin. La Cour constitutionnelle prévoit ainsi le déploiement de 3.000 délégués électoraux à travers le pays. De son côté, une plateforme de la société civile a assuré la formation de plus de 1.200 observateurs et superviseurs.
Sur le plan logistique, près de 7,9 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes électorales. Au total, 7.462 bureaux de vote seront installés sur le territoire national, auxquels s’ajoutent 112 bureaux à l’étranger pour permettre à la diaspora béninoise de participer au scrutin.
Deux candidats sont en lice : le ministre des Finances Romuald Wadagni, représentant la majorité présidentielle, et Paul Hounkpè, candidat du parti d’opposition FCBE.
