Afrique de l’Est : 37 arrestations dans le cadre d’une opération antiterroriste, selon Interpol

Une opération antiterroriste menée en Afrique de l’Est à la fin de l’année dernière a abouti à l’arrestation de 37 personnes, dont certaines sont suspectées d’appartenir à l’État islamique (EI) ou aux shebab, a annoncé Interpol lundi. L’opération a également permis la saisie de nombreuses armes, selon l’organisation internationale de coopération policière.
Les interpellations ont eu lieu dans huit pays : la République Démocratique du Congo (RDC), Djibouti, le Kenya, le Mozambique, la Somalie, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda, indique le communiqué d’Interpol, basé à Lyon, en France.
Coordonnée par Interpol et Afripol, l’opération avait pour objectif d’identifier et d’arrêter des suspects liés au terrorisme tout en renforçant les contrôles aux frontières.
Parmi les 37 arrestations, le Kenya a enregistré la majorité des interpellations, avec 17 arrestations, dont deux individus présumés membres de l’EI et plusieurs combattants étrangers. En République Démocratique du Congo, quatre personnes ont été arrêtées, et les forces de sécurité ont saisi et détruit un missile ainsi qu’un dispositif antichar abandonné.
En Somalie, trois personnes ont été arrêtées, dont l’une est suspectée d’être un fabricant de bombes travaillant pour l’Amniyaat, la branche de renseignement des shebab. Cette personne serait impliquée dans la pose d’engins explosifs improvisés ciblant les forces de l’ordre et l’armée. Un autre suspect interpellé serait membre des shebab, affiliés à Al-Qaïda, et aurait participé à plusieurs attaques contre des postes de contrôle de la police à l’aide de grenades à main.
L’opération s’est déroulée en novembre et décembre 2024. Les renseignements nécessaires à cette action ont été collectés et partagés entre les différents pays participants grâce à Interpol et Afripol.
Interpol précise que ses bases de données contiennent des informations sur environ 135 000 combattants terroristes étrangers, incluant leurs antécédents criminels et leurs données personnelles.
Par ailleurs, l’armée de la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, a annoncé avoir pris le contrôle du village de Turmasaale ainsi qu’une base de commandement stratégique du groupe jihadiste État islamique (EI) dans la région montagneuse des monts Golis. Bien que l’EI soit moins présent en Somalie que les shebab, affiliés à Al-Qaïda, les experts alertent sur une hausse de l’activité de l’EI dans la région.