RDC : L’Afrique du Sud annonce le retrait de son contingent de la Monusco

La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) a annoncé dimanche avoir été informée de la décision de l’Afrique du Sud de retirer prochainement son contingent militaire.

Samedi, la présidence sud-africaine a précisé que le président Cyril Ramaphosa avait officiellement notifié au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, la volonté de son pays de mettre fin à sa contribution militaire à la Monusco. Le retrait devrait être achevé avant la fin de l’année.

Selon les Nations unies, environ 700 militaires sud-africains font actuellement partie du contingent de la Monusco, dont les effectifs s’élevaient à près de 12 500 soldats en octobre dernier.

Les autorités sud-africaines expliquent cette décision par la nécessité de réorganiser et d’optimiser les ressources de leurs forces armées, après 27 années de présence militaire en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué, la Monusco a rendu hommage à « l’engagement constant » de l’Afrique du Sud en faveur du maintien de la paix au fil des décennies, soulignant également le « professionnalisme et le dévouement » des Casques bleus sud-africains déployés en RDC.

L’est du pays, en proie à des conflits armés depuis près de trois décennies, connaît depuis fin 2021 une intensification des violences avec la résurgence du mouvement rebelle M23. Soutenu par le Rwanda, ce groupe antigouvernemental a pris le contrôle de Goma en janvier 2025, puis de Bukavu en février de la même année, deux importantes villes des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, riches en ressources minières et frontalières du Rwanda.

Les demandes de retrait des militaires sud-africains s’étaient intensifiées après la mort de 14 d’entre eux lors des combats de Goma, en janvier 2025, dont au moins deux appartenaient au contingent de la Monusco.