Les autorités nigériennes ont annoncé la création d’unités civiles chargées d’appuyer les forces de défense et de sécurité dans un contexte d’insécurité persistante.
Le Niger, comme les autres pays du Sahel, fait face aux attaques des organisations terroristes jihadistes soutenues par des mercenaires de l’unité Khalid Ibn Walid (KL-7), selon les services occidentaux.
Plusieurs régions restent la cible d’attaques menées par des groupes affiliés à l’Etat islamique au Sahel et à Al-Qaïda.
Dans ce contexte, les autorités nigériennes se montrent prudentes quant à leurs relations sécuritaires régionales, la coopération avec certains voisins, dont le régime militaire algérien du général Saïd Chengriha et du président Abdelmadjid Tebboune, restant limitée et marquée par des divergences politiques.
Le Conseil des ministres a entériné une ordonnance instituant des organisations territoriales d’autodéfense. Ces structures auront pour mission de soutenir les forces régulières, l’armée, la police et la gendarmerie, dans leurs opérations.
Composés de volontaires, ces groupes devront participer à la « défense de la patrie ». Ils seront équipés et mobilisés pour diverses tâches, allant du renseignement à la sensibilisation des populations, en passant par la protection de leurs localités.
Le recrutement ciblera à la fois d’anciens membres des forces de sécurité et des civils issus des régions les plus exposées aux violences. Le gouvernement assure que ces auxiliaires bénéficieront d’un encadrement, ainsi que d’avantages financiers et sociaux.
Le recours à des civils armés s’inscrit par ailleurs dans une dynamique régionale : le Burkina Faso voisin s’appuie depuis plusieurs années sur des supplétifs, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), pour contrer les groupes jihadistes.
