Le conflit qui oppose depuis avril 2023 l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR) continue d’alourdir un bilan humain déjà dramatique. Né d’un différend autour de l’intégration de cette force paramilitaire dans l’armée régulière, il a plongé le pays dans l’une des crises humanitaires les plus graves au monde, avec des dizaines de milliers de morts et près de 13 millions de déplacés.
Dans ce contexte, la ville de Dilling, située dans l’État du Kordofan-Sud, a de nouveau été la cible de violents bombardements. Déjà assiégée depuis plus de deux ans par les FSR, la localité subit des frappes intenses pour le deuxième jour consécutif, également attribuées au Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N).
Selon le Réseau des médecins soudanais, ces tirs d’artillerie ont frappé des quartiers résidentiels, aggravant une situation sanitaire déjà critique, marquée par une pénurie aiguë de personnel médical. L’organisation décrit un contexte humanitaire « extrêmement difficile », où les capacités de prise en charge sont largement dépassées.
Le bilan communiqué par ce groupe médical fait état d’au moins 14 civils tués, dont deux femmes et cinq enfants, lors d’une attaque survenue dans la nuit de samedi à dimanche. Par ailleurs, 23 personnes ont été blessées, parmi lesquelles sept enfants.
Face à cette escalade, le Réseau des médecins soudanais appelle la communauté internationale et les organisations humanitaires à agir sans délai afin de protéger les populations civiles et de mettre un terme aux violences imputées aux FSR. À ce stade, aucune réaction officielle de ces dernières n’a été rapportée.
