Dans un entretien accordé le 4 mai 2026 à la RTN, le ministre des Mines, Ousmane Abarchi, a présenté le sous-sol nigérien comme un atout stratégique majeur pour le développement économique, évoquant une richesse «exceptionnelle» que les autorités entendent mieux valoriser.
Selon lui, la diversité des ressources naturelles du pays constitue un levier central pour renforcer l’économie nationale et affirmer la souveraineté sur ces richesses. Il a rappelé que cette ambition s’inscrit dans la vision portée par les autorités de la transition, visant à transformer le potentiel minier en bénéfices concrets pour les populations.
Le ministre a souligné que l’eau reste la première richesse du sous-sol, avant de détailler les nombreuses ressources minières réparties entre les massifs anciens et les bassins sédimentaires. Or, uranium, charbon, cuivre, fer, calcaire ou encore gypse figurent parmi les principales ressources identifiées.
Concernant l’uranium, pilier du secteur, les réserves sont estimées entre 350 000 et 500 000 tonnes, réparties entre plusieurs sites en exploitation ou en développement, dont Imouraren et Madaouela. L’or est également exploité, notamment à Samira, avec des projets en expansion dans l’ouest du pays.
Le charbon, exploité dans la région d’Agadez, contribue à l’approvisionnement énergétique, tandis que d’autres gisements, notamment à Tahoua, font l’objet de nouveaux investissements. Le ministre a aussi mentionné la présence de cuivre, d’étain et de matériaux de construction, ainsi que d’importantes réserves de fer encore peu exploitées.
Abordant les perspectives, Ousmane Abarchi a révélé l’existence de plus d’un milliard de tonnes de phosphate, ainsi que des ressources en lithium, particulièrement recherchées dans le cadre de la transition énergétique.
Sur le plan économique, le secteur minier a généré en 2025 plus de 18 milliards de francs CFA de recettes pour l’État, en forte hausse par rapport à l’année précédente. Les investissements dans la recherche minière ont également connu une progression significative.
La production d’uranium disponible est estimée à plus de 1 800 tonnes, tandis que l’or déclaré dépasse 1,7 tonne, auquel s’ajoutent des quantités issues de l’orpaillage et des saisies opérées par les forces de sécurité.
Le ministre a enfin annoncé la création de nouvelles sociétés minières, avec pour objectif de diversifier les productions et de renforcer la transformation locale. Ces initiatives ont contribué à la création d’emplois et devraient soutenir davantage la croissance du secteur dans les années à venir.
