Le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, a engagé mercredi 6 mai une profonde réorganisation du haut commandement militaire, à la suite des attaques terroristes du 25 avril 2026. Ces violences avaient notamment coûté la vie au ministre d’État chargé de la Défense, Sadio Camara, provoquant un choc au sommet de l’appareil sécuritaire.
Par décret présidentiel, le général de division Élisée Jean Dao a été nommé chef d’état-major général des Armées (CEMGA). Officier chevronné, il dispose d’un parcours marqué par des responsabilités opérationnelles et diplomatiques. Il a notamment dirigé la Garde nationale du Mali entre 2020 et 2023 et a représenté son pays à l’étranger, en tant qu’ambassadeur au Gabon puis en Chine.
Formé à l’École militaire interarmes de Koulikoro, le nouveau chef d’état-major apporte également une expérience internationale acquise à travers diverses formations stratégiques et missions diplomatiques.
Son prédécesseur, le général de division Oumar Diarra, est nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants. Ce repositionnement s’inscrit dans une logique de continuité, alors que les autorités cherchent à maintenir la cohérence du dispositif sécuritaire.
Dès la veille de ces nominations, le chef de l’État avait décidé d’assumer lui-même les fonctions de ministre de la Défense, dans un contexte de forte pression sécuritaire. Une décision qui vise à centraliser la coordination des opérations militaires et à renforcer le pilotage stratégique face à la menace terroriste.
Les nouvelles autorités militaires auront pour priorité de poursuivre les opérations de sécurisation du territoire, d’intensifier la protection des populations civiles et de consolider les avancées obtenues dans la lutte contre les groupes armés.
