Selon plusieurs sources internes, les services de sécurité militaire ont procédé, au cours des derniers jours, à l’arrestation de plusieurs jeunes officiers soupçonnés d’avoir préparé un projet de renversement du régime militaire en place.
D’après ces informations, tenues dans la plus grande confidentialité, les interpellations auraient été menées simultanément dans plusieurs garnisons afin d’éviter toute fuite ou tentative de résistance. Les officiers concernés auraient été immédiatement placés dans des lieux de détention relevant des services de renseignement militaire algérien.
Toujours selon ces sources, les personnes arrêtées appartiendraient à une génération de jeunes officiers estimant que le système autoritaire ne pouvait plus être réformé de l’intérieur. Ces officiers auraient constitué un réseau discret dont l’objectif était de provoquer un changement de pouvoir avec le soutien de militaires issus de plusieurs unités de l’armée, de la gendarmerie et de la police.
Les mêmes sources affirment que cette opération est le résultat de plusieurs semaines de surveillance menée à l’intérieur même des forces armées. Des échanges confidentiels auraient été interceptés, permettant d’identifier les principaux membres du groupe avant le déclenchement de leur projet.
Cette affaire s’inscrirait dans un contexte de fortes tensions au sommet de l’appareil militaire. Depuis plusieurs années, plusieurs centaines de généraux, d’officiers influents, sont détenus dans les prisons ou dans des installations militaires sécurisées. Les motifs exacts de leur mise à l’écart demeureraient inconnus, mais des rivalités internes, des luttes d’influence et des soupçons de déloyauté seraient évoqués par les mêmes sources.
Aucune communication publique n’aurait été faite concernant ces nouvelles arrestations. Les institutions continueraient de fonctionner normalement et aucune mesure exceptionnelle n’aurait été annoncée officiellement, alimentant les spéculations au sein des milieux politiques et militaires.
Des mouvements inhabituels auraient néanmoins été observés autour de plusieurs sites militaires stratégiques, où les contrôles auraient été renforcés dans la plus grande discrétion. Selon les sources consultées, ces mesures viseraient à prévenir toute tentative de réaction de militaires restés fidèles aux officiers interpellés. A ce stade, l’ampleur réelle de cette opération interne reste inconnue.
Les informations disponibles laissent toutefois penser qu’il s’agirait de l’une des plus importantes purges internes qu’aurait connues le régime militaire du général Saïd Chengriha et du président Abdelmadjid Tebboune depuis leur arrivée au pouvoir.
