Le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement indépendantiste touareg engagé aux côtés des jihadistes opposés au pouvoir militaire malien, a annoncé dimanche la libération de six soldats maliens blessés, quelques jours après avoir remis en liberté plusieurs dizaines d’autres prisonniers.
Selon le FLA, ces militaires avaient été capturés lors de combats avec les forces armées maliennes. Ils ont été confiés au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a organisé leur transfert médical.
Le CICR a confirmé avoir facilité, le 16 août, l’évacuation de six blessés depuis le Centre de santé de référence de Kidal, dans le nord du Mali, vers l’hôpital de Gao. L’organisation n’a toutefois pas précisé l’identité des personnes prises en charge. Une source administrative malienne à Gao a, pour sa part, confirmé la libération de six militaires, dont certains étaient blessés.
Le FLA a affirmé avoir procédé à cette remise en liberté au nom du respect de la dignité humaine et du droit international humanitaire. Le CICR a indiqué que l’opération avait été menée dans le cadre de son rôle d’intermédiaire neutre, après avoir obtenu des garanties de sécurité auprès des différentes parties au conflit. Les soldats ont été acheminés par hélicoptère de Kidal à Gao.
Cette libération intervient trois jours après l’annonce par l’armée malienne de la remise en liberté de 82 militaires retenus par le FLA et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Depuis fin avril, le FLA et le JNIM ont intensifié leurs opérations contre les forces gouvernementales à travers le Mali. Les deux groupes ont notamment mené des offensives dans le nord du pays, avec la prise de Kidal et de la localité d’Anefis lors de violents combats début juillet.
Le Mali fait face depuis 2012 à une profonde insécurité, marquée par les attaques de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, mais aussi par l’action de groupes criminels et de mouvements séparatistes.
Au pouvoir depuis les coups d’État de 2020 et 2021, les militaires maliens avaient promis de restaurer la sécurité. Plus de cinq ans après leur arrivée aux commandes, les violences persistent dans plusieurs régions du pays.
