Une vingtaine de personnes ont été tuées lors d’attaques menées par des hommes armés contre plusieurs villages de l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, selon des médias locaux.
Les assaillants ont pris pour cible cinq localités de la zone de Talata Mafara, où ils ont ouvert le feu sur les habitants. La plupart des victimes seraient des agriculteurs, d’après les mêmes sources.
Ces attaques s’inscrivent dans un contexte de violences récurrentes qui secouent le nord-ouest et le centre du Nigeria, où des groupes criminels, communément appelés « bandits », multiplient les raids contre les villages, les vols de bétail, les enlèvements contre rançon et les assassinats.
Face à cette insécurité persistante, le président Bola Tinubu a approuvé le recrutement de 28.000 soldats supplémentaires ainsi que l’augmentation du nombre de divisions militaires, qui passera de huit à douze, a annoncé jeudi la présidence.
Selon un communiqué du porte-parole de la présidence, cette décision s’inscrit dans le cadre d’un renforcement global du dispositif sécuritaire national. Le plan prévoit également l’acquisition de nouveaux équipements militaires ainsi que l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces armées.
Le Nigeria est confronté à une crise sécuritaire multidimensionnelle, marquée par les attaques de groupes armés dans le nord-ouest et le centre du pays, l’insurrection jihadiste dans le nord-est, les infiltrations de combattants en provenance du Sahel ainsi que les activités de réseaux criminels responsables de nombreux enlèvements.
En novembre dernier, le président Tinubu avait décrété l’état d’urgence sécuritaire sur l’ensemble du territoire afin d’endiguer la recrudescence des violences et des enlèvements de masse. Il s’était alors engagé à renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité et à intensifier leur déploiement dans les zones les plus touchées.
