Un glissement de terrain survenu mardi dans une mine d’or artisanale de l’ouest de la République centrafricaine (RCA), près de la frontière avec le Cameroun, aurait fait plusieurs dizaines de morts, selon des sources locales.
Le drame s’est produit vers la mi-journée sur le site aurifère de Zamboyé, à environ 50 kilomètres de Baboua, dans le département de Nana-Mambéré. Un responsable local évoque une quarantaine de victimes, tandis que d’autres sources avancent un bilan d’au moins une centaine de morts.
Les autorités restent toutefois prudentes face à l’ampleur de la catastrophe. « A ce stade, il nous est difficile d’établir un bilan formel », a déclaré mercredi Laurent Ngon Baba, député de Baboua.
Selon un mineur présent sur le site, l’effondrement a enseveli plusieurs travailleurs. « Le sol s’est complètement écroulé et a enseveli des gens », a témoigné Cédric Mbango, faisant état d’opérations de secours lancées dans l’après-midi.
« D’autres personnes sont encore ensevelies. Les tentatives de sauvetage sont en cours », a-t-il ajouté.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une partie du terrain de cette vaste exploitation à ciel ouvert se détacher avant de recouvrir plusieurs orpailleurs. Des centaines de travailleurs artisanaux évoluent sur ce site, dans des conditions souvent précaires.
Les accidents de ce type sont fréquents en Centrafrique, pays riche en ressources minières mais où de nombreux gisements sont exploités de manière artisanale, parfois clandestinement et sans véritable encadrement des autorités.
Cette nouvelle tragédie survient quelques semaines après un autre accident meurtrier. Mi-juin, l’effondrement d’une mine d’or à Bé-Mbari, également située près de la frontière camerounaise, avait déjà fait plusieurs dizaines de victimes.
