Les Emirats arabes unis ont renouvelé, dimanche, leur détermination à appuyer les initiatives destinées à mettre un terme au conflit qui ravage le Soudan, alors même qu’Abou Dhabi fait l’objet d’accusations d’implication dans cette crise.
Dans un message publié sur le réseau social X, le ministère émirati des Affaires étrangères a salué le « Plan de paix global pour le Soudan » récemment annoncé par Massad Boulos, conseiller principal des États-Unis pour les affaires arabes et africaines.
Abou Dhabi affirme ainsi maintenir son engagement en faveur des efforts régionaux et internationaux visant à instaurer un cessez-le-feu immédiat sur l’ensemble du territoire soudanais.
Les Emirats arabes unis figurent parmi les membres du Quad, un mécanisme de concertation réunissant également les Etats-Unis, l’Egypte et l’Arabie saoudite, impliqué dans la médiation entre les parties au conflit.
Lors d’une conférence des donateurs consacrée au Soudan, organisée mardi à Washington, Massad Boulos a précisé que ce plan de paix repose sur cinq axes majeurs : l’instauration d’une trêve humanitaire, la protection des civils et le retour des personnes déplacées, l’obtention d’un cessez-le-feu durable, la mise en place d’une transition politique, ainsi que la reconstruction du pays.
A cette occasion, les Emirats ont annoncé une contribution de 500 millions de dollars en aide humanitaire, tandis que les Etats-Unis ont promis un soutien financier de 200 millions de dollars pour l’année 2026.
Depuis 2023, le Soudan est plongé dans une guerre meurtrière opposant l’armée régulière du général Abdel Fattah al-Burhane aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint le général Mohamed Hamdan Dagalo, connu sous le surnom de « Hemedti ».
