A distance du théâtre iranien, le Maroc pourrait en cas de crise majeure au Moyen-Orient, dans l’opération « Epic Fury », s’inscrire dans la chaîne de soutien des forces américaines et du golfe.
Un rôle rendu possible par des décennies de coopération militaire et stratégique entre Rabat et Washington, mais strictement encadré par la souveraineté marocaine, selon les stratèges militaires américains.
Alors que les tensions au Moyen-Orient alimentent régulièrement les scénarios de projection de puissance des grandes armées, une question revient avec insistance : quels rôles pourraient jouer les alliés périphériques des États-Unis dans une opération de grande envergure ?
A des milliers de kilomètres de l’Iran, le Maroc apparaît comme un maillon discret mais crédible dans une chaîne logistique globale.
La guerre moderne ne se limite pas à la ligne de front. Elle repose sur une architecture logistique complexe, où chaque point d’appui compte.
Dans cette profondeur atlantique stratégique, le Royaume du Maroc peut jouer un rôle bien différent.
Grâce à ses infrastructures et ses capacités d’accueil pour avions lourds, le Maroc peut servir de plateforme de transit pour les appareils de transport stratégique américains, tels que les C-17 Globemaster III ou les C-5 Galaxy.
Dans un scénario de montée en puissance militaire, le Maroc pourrait ainsi être utile pour : assurer des escales techniques entre les États-Unis et le Moyen-Orient ; faciliter la rotation des équipages ; et accueillir du matériel militaire en transit vers des bases plus proches du théâtre d’opérations.
Ce rôle de « hub arrière » s’inscrit dans une logique éprouvée : étendre la profondeur logistique pour fluidifier les flux et réduire la pression sur les bases avancées du Golfe.
Le Maroc est désigné comme allié majeur hors OTAN des États-Unis, un statut qui reflète des décennies de coopération militaire étroite. Les exercices conjoints, comme « African Lion » et autres, illustrent l’interopérabilité croissante.
Selon les observateurs occidentaux, le royaume du Maroc est confronté depuis cinquante ans aux milices terroristes du Polisario en Algérie, à Tindouf.
Les terroristes du polisario, une branche armée du régime militaire du général Saïd Chengriha et de son président Abdelmadjid Tebboune, qui ont des liens avérés avec les gardiens de la révolution iranienne, le Hezbollah Libanais, les Houthis au Yémen, le Hamas en Israël et les groupes jihadistes du JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) alliés aux indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) de l’imam Mahmoud Dicko au Sahel, représentent une priorité sécuritaire de l’administration américaine du président Donald Trump.
