Libye : Cinq arrestations après des attaques contre des sites pétroliers

Les autorités libyennes ont annoncé dimanche l’arrestation de cinq personnes, dont des libyens et des ressortissants étrangers, soupçonnées d’être impliquées dans plusieurs attaques de drones ayant visé des installations stratégiques dans l’ouest du pays.

Selon un communiqué du gouvernement, une opération menée par les services de sécurité et de renseignement du ministère de la Défense a permis d’interpeller ces suspects, accusés d’avoir participé à des attaques contre des réservoirs pétroliers à Tripoli et Zawiya, ainsi que contre la centrale électrique de cette dernière ville.

Les autorités n’ont pas précisé l’identité des personnes arrêtées ni leur rôle exact. Elles affirment toutefois avoir découvert un « vaste complot » visant les ressources nationales et destiné à mener de nouvelles actions de sabotage contre des infrastructures sensibles.

D’après le gouvernement, les suspects auraient également préparé des attaques contre une centrale électrique située au sud de Tripoli, d’autres installations stratégiques et plusieurs responsables politiques, sécuritaires et militaires. Les autorités estiment qu’il ne s’agit pas d’actes isolés, mais d’un « vaste plan de sabotage ».

La raffinerie de Zawiya, deuxième plus importante de Libye, avait été touchée le 11 août par une attaque de drone qui avait provoqué plusieurs incendies sur le site. D’autres frappes avaient été signalées dans les jours suivants.

Ces incidents interviennent dans un pays plongé dans une profonde instabilité depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Malgré ses immenses réserves pétrolières, la Libye reste confrontée à de fortes divisions politiques et sécuritaires.

Le pays est actuellement partagé entre deux pouvoirs rivaux : le gouvernement basé à Tripoli, reconnu par les Nations unies et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, et une administration installée dans l’est du pays, soutenue par les forces du maréchal Khalifa Haftar et sa famille.