Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) organise, du 22 au 24 septembre 2026 à Accra, au Ghana, un atelier régional consacré au journalisme d’investigation sur les crimes économiques et financiers.
Une quarantaine de professionnels des médias, issus de la télévision, de la radio, de la presse écrite et des médias en ligne, participeront à cette formation. Ils viennent des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), selon un communiqué du GIABA.
Durant trois jours, les participants seront notamment sensibilisés au mandat de l’organisation, aux initiatives régionales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), ainsi qu’aux techniques de recherche d’informations et d’investigation dans ces domaines.
Le programme vise également à renforcer les capacités des journalistes dans le traitement des dossiers liés aux crimes économiques et financiers, en s’appuyant notamment sur les différentes formes de blanchiment identifiées dans les États membres.
Le GIABA entend par ailleurs consolider ses relations avec les médias afin de favoriser une meilleure diffusion des initiatives régionales en matière de LBC/FT et de redynamiser le réseau des journalistes spécialisés dans ces questions. L’organisation souhaite aussi encourager la poursuite du journalisme d’investigation consacré aux infractions économiques et financières.
L’atelier servira également de cadre aux échanges d’expériences et aux discussions entre professionnels des médias, avec pour objectif d’améliorer la couverture et la compréhension des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les sessions seront animées par des experts des médias spécialisés dans ces problématiques ainsi que par des responsables du GIABA. Présentations, études de cas et échanges d’expériences figurent notamment au programme.
A l’issue de la formation, les participants sont appelés à renforcer la production d’articles consacrés à la LBC/FT, à améliorer le traitement journalistique des crimes économiques ainsi que financiers et à contribuer durablement à la sensibilisation du public sur leurs conséquences.
