Le Soudan du Sud a renforcé mardi 22 septembre 2026 son dispositif de sécurité à Juba, alors que le président Salva Kiir s’apprêtait à dissoudre le gouvernement à minuit et à mettre en place une nouvelle administration de transition, à quelques mois des élections prévues le 22 décembre.
Cette décision intervient après l’adoption, lundi 21 septembre, de modifications à la loi électorale nationale. Ces changements permettent à Salva Kiir de conserver ses pouvoirs constitutionnels jusqu’à l’entrée en fonction du président élu. Le texte prévoit également que les vice-présidents devront quitter leurs fonctions dans un délai de trois mois après le scrutin.
Les élections ont déjà été reportées à deux reprises. Par ailleurs, plusieurs engagements majeurs prévus par l’accord de paix de 2018 demeurent inachevés. L’inscription des électeurs n’a pas encore été finalisée, les forces rivales n’ont toujours pas été réunifiées et le pays ne dispose pas encore d’une Constitution permanente.
Selon des informations rapportées, une directive interne des services de sécurité aurait placé les forces en état d’alerte renforcée pour une durée de trois jours à compter du 22 septembre.
