La Côte d’Ivoire bénéficiera d’un financement additionnel de plus de 21 millions de dollars américains destiné à soutenir la protection des écosystèmes et les efforts d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger, dans le cadre d’un partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).
Selon une note du gouvernement ivoirien, les trois accords relatifs à ce financement ont été ratifiés lors du dernier Conseil des ministres tenu à Abidjan. Ils avaient été signés le 13 mars 2026 entre l’Etat ivoirien et les institutions du Groupe de la BAD.
L’enveloppe mobilisée comprend un prêt de 12,6 millions de dollars (environ 7,02 milliards de FCFA) accordé par la BAD, un financement de 5 millions d’unités de compte du Fonds africain de développement (FAD), représentant près de 3,82 milliards de FCFA, ainsi qu’un don de 1,9 million de dollars, soit environ 1,06 milliard de FCFA.
Ces ressources s’inscrivent dans le cadre du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC/BN), une initiative régionale visant à renforcer la résilience des pays riverains face aux effets du dérèglement climatique tout en préservant les ressources naturelles.
Partagé par plusieurs Etats d’Afrique de l’Ouest, le bassin du Niger constitue un espace stratégique pour l’agriculture, l’élevage et l’approvisionnement en eau. Toutefois, il est confronté à de multiples défis environnementaux, notamment la dégradation des terres, le recul du couvert forestier et l’ensablement progressif du fleuve Niger.
A travers ce programme, les autorités ivoiriennes ambitionnent de restaurer les écosystèmes dégradés, limiter l’ensablement du fleuve, améliorer la gestion durable des ressources naturelles et renforcer la résilience des activités agricoles, pastorales et forestières. Le projet prévoit également des actions de reboisement dans l’ancienne boucle du cacao, une zone particulièrement touchée par la déforestation et l’érosion des sols.
La mise en œuvre du programme concernera plusieurs régions du centre du pays, notamment le Bélier, le Gbêkê, le N’Zi, le Moronou et l’Iffou.
D’après les estimations officielles, près de 30 000 personnes bénéficieront directement des interventions prévues, dont 30 % de femmes et 20 % de jeunes. Les autorités et leurs partenaires entendent ainsi renforcer l’inclusion des populations les plus vulnérables face aux effets du changement climatique.
