Le président kényan William Ruto a ordonné aux autorités de lancer, dès le lundi 7 septembre, la fermeture des petites entreprises exploitées par des ressortissants étrangers. Le chef de l’État estime que le commerce ambulant et les activités de détail à faible capital doivent bénéficier en priorité aux citoyens Kényans.
Lors d’une rencontre organisée mercredi 2 septembre à Nairobi avec des représentants des micro, petites et moyennes entreprises, à la State House, William Ruto a réaffirmé que le Kenya demeurait favorable aux investissements étrangers. Il a toutefois jugé que les ressortissants étrangers ne devraient pas concurrencer les citoyens dans les secteurs nécessitant peu de capitaux.
« A partir de la semaine prochaine, tous les commerçants qui exercent ces petites activités devront les fermer », a-t-il averti.
Le président kényan souhaite parallèlement accélérer l’adoption du projet de loi sur le contenu local de 2025 (Local Content Bill), destiné à identifier les secteurs économiques devant être prioritairement réservés aux citoyens du pays.
Le texte prévoit notamment que les entreprises étrangères emploient au moins 80 % de Kényans et consacrent au moins 60 % de leurs achats à certains biens et services locaux. Les industriels utilisant des produits agricoles seraient également tenus de s’approvisionner exclusivement auprès de producteurs kényans.
Pour accélérer le processus législatif, William Ruto a demandé au chef de la majorité à l’Assemblée nationale, Kimani Ichung’wah, et au secrétaire d’Etat au Commerce, Lee Kinyanjui, de veiller à l’examen rapide du projet de loi et à son adoption par le Parlement.
Kenya : William Ruto veut réserver le petit commerce aux kényans
