La candidature de l’ancien vice-président nigérian et figure de l’opposition, Atiku Abubakar, à l’élection présidentielle prévue en janvier prochain a été invalidée jeudi par la Haute Cour d’Abuja, rapportent plusieurs médias locaux. Cette décision constitue un sérieux revers pour l’opposant, qui brigue une nouvelle fois la magistrature suprême.
L’annulation intervient au lendemain du lancement officiel de sa campagne électorale à Sokoto, dans le nord-ouest du pays. « La décision est tombée ce matin », a confirmé Bolaji Abdullahi, porte-parole de l’African Democratic Congress (ADC), formation sous laquelle Atiku Abubakar entendait se présenter.
Selon les médias nigérians, la juridiction a invalidé les décisions prises par David Mark en sa qualité de président du parti, notamment la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat à la prochaine présidentielle.
Le jugement donne ainsi raison à Nafiu Bala Gombe, un membre de l’ADC qui avait contesté devant la justice la nomination de David Mark à la tête de la formation politique.
Farouche opposant au président Bola Tinubu, l’ADC est depuis plusieurs mois au centre de batailles judiciaires liées à des rivalités internes pour le contrôle de ses instances dirigeantes. Le parti devrait faire appel de cette décision, mais ce nouveau contentieux risque de perturber davantage les préparatifs électoraux de son candidat.
Âgé de près de 80 ans, Atiku Abubakar en est à sa septième tentative pour accéder à la présidence du Nigeria. Il avait terminé deuxième lors du scrutin de 2023, avec 29 % des suffrages, derrière Bola Tinubu.
Cette nouvelle décision judiciaire fragilise ainsi les ambitions présidentielles de l’ancien vice-président et complique la stratégie de l’opposition à l’approche d’une échéance électorale majeure.
