Centrafrique : 61 000 réfugiés au Tchad souhaitent rentrer dans leur pays

Au moins 61 000 réfugiés centrafricains vivant au Tchad ont exprimé leur souhait de regagner leur pays d’origine. Ils pourront bénéficier d’un programme de rapatriement volontaire, a annoncé jeudi le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Selon l’agence onusienne, ces intentions de retour ont été recueillies lors d’enquêtes menées dans les camps de réfugiés au Tchad en 2025 et 2026.

Un accord définissant les modalités pratiques de ces opérations a été signé jeudi à N’Djamena entre les autorités tchadiennes, centrafricaines et le HCR. Les premiers retours sont attendus avant la fin de l’année.

Le Tchad accueille actuellement quelque 147 000 réfugiés centrafricains, principalement dans le sud du pays. Ces populations sont arrivées par vagues successives depuis le début des années 2000, fuyant les violences et les conflits qui ont marqué la République centrafricaine.

Le HCR explique cet intérêt croissant pour le retour par l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, les avancées en matière de consolidation de la paix, de réconciliation nationale et de stabilisation politique en Centrafrique.

Le pays reste toutefois confronté à des défis sécuritaires. Malgré une accalmie relative depuis la sanglante guerre civile des années 2010, plusieurs groupes rebelles demeurent actifs dans les zones frontalières avec le Tchad, le Soudan et la République démocratique du Congo.

Le HCR précise que les opérations de rapatriement se dérouleront sur une base strictement volontaire, dans des conditions garantissant la sécurité et la dignité des personnes concernées, conformément au droit international.

Au-delà de la question centrafricaine, le Tchad fait face à une importante pression humanitaire. Le pays accueille plus de 1,5 million de réfugiés et de demandeurs d’asile, principalement originaires du Soudan, de Centrafrique, du Nigeria et du Cameroun, selon les données du HCR.